| Tour de France 2010 – Rotterdam |
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| Écrit par sas_malko |
| Jeudi, 01 Juillet 2010 18:19 |
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Le succès est non seulement immédiat, mais dépasse même les attentes des organisateurs, comme le mentionne un journaliste de L’Équipe dans le quotidien à l’époque : « Toute la Hollande semblait s’être donnée rendez-vous sur les routes de Wassenaar, de Delft, de Rotterdam… Des dizaines et des dizaines de milliers de spectateurs, en rangs serrés, ininterrompus, sur des kilomètres et des kilomètres, applaudissant, acclamant tout ce qui est le Tour, les coureurs, les motards et les voitures qui le suivent ou le précèdent… De la première étape, ils faisaient un triomphe ! » Cet engouement des Néerlandais donnera à la bicyclette son surnom de « petite reine », en comparaison avec la popularité de la reine Julianna. Fort de ce succès, les organisateurs de l’épreuve n’hésitent pas a renouveler leur confiance dans le pays et ainsi en 1973, le Tour débute a Scheveningen, puis à Leiden (1978) ou encore s’Hertogenbosch (1996), avant Rotterdam cette année. Mais le Tour de France n’est pas le seul à aimer les départs aux Pays-Bas. En moins d’une année, les spectateurs résidants dans ce pays auront eu la chance d’assister au départ du Tour d’Espagne 2009 (Assen), puis plus tôt dans l’année à celui du Tour d’Italie (Amsterdam), avant le Tour de France ce week-end. Samedi 3 Juillet, le prologue Rotterdam-Rotterdam : La rampe de départ sera précisément installée sur Zuidplein, que les coureurs quitteront en mettant le cap au nord. Un premier effort les mènera au majestueux Pont Erasmus. À ce stade, ce n’est pas la pente minime qui devrait le plus perturber le rythme des champions, mais plutôt le vent qui balaie en permanence l’estuaire. Après un virage serré sur la droite, le parcours remonte le cours de la Nouvelle Meuse. Le retour sur la rive gauche se fait en empruntant les deux ponts qui traversent la presqu’île « Noordereiland ». Pour rejoindre l’arrivée, le parcours emprunte la même avenue dans le sens opposé. D’une longueur de 8,9 km, mais peu technique, nécessitant peu de relance, le parcours avantagera les coureurs puissants, adeptes de l’épreuve contre-la-montre ; le grandissime favori est le Suisse Fabian « Spartacus » Cancellarra. Les espoirs néerlandais se porteront vers Lars Boom, vainqueur du prologue de Paris-Nice cette année, les Français Sylvain Chavanel ou Benoit Veaugrenard ne peuvent prétendre au mieux qu’à un top 20. Dimanche 4 Juillet, 1ère étape Rotterdam-Bruxelles : Avant de rentrer dans le vif du sujet, le peloton du Tour 2010 profitera d’une dernière promenade dans le centre-ville de Rotterdam, après le départ devant De Heuvelpark. Les coureurs auront aussi droit à la visite de quelques-unes des 18 municipalités qui composent la communauté urbaine de Rotterdam en sortant de la ville. La « plongée » vers l’ouest les mènera alors dans une zone particulièrement ventée : sur les polders de Zélande, les plus entreprenants auront certainement la possibilité de gagner du terrain, comme les pionniers hollandais qui ont jadis vaincu la Mer du Nord. Après cette traversée, la course s’orientera plein sud et franchira la frontière qui sépare les Pays-Bas de la Belgique à une vingtaine de kilomètres au nord d’Anvers. Deux principaux scenarii possibles pour cette étape de 223,5 km : une échappée matinale, incluant quelques coureurs sans ambitions au classement général, puis à mi-course les équipes des meilleurs sprinteurs se mettent en marche pour lancer sur orbite leur spécialiste (Mark Cavendish, Tyler Farrar, Oscar Freire, Thor Hushovd ou encore Alessandro Petacchi sont les favoris). Une partie de cette étape, celle des polders, emprunte le même tracé qu’une étape du Tour d’Italie 2010, cette étape fut marquée par de nombreuses bordures (accélérations dans le peloton provoquant des cassures) et certains leaders perdirent du temps, incapables de recoller au peloton en raison du vent de face notamment. Impossible de dégager des favoris, mais le spectacle devrait être au rendez-vous !
1 Alberto Contador, vainqueur sortant, le meilleur coureur de grands tours actuel devra cependant se méfier de la relative faiblesse de son équipe. 2 Andy Schleck, 2ème déjà l’an dernier, le Luxembourgeois qui courre a l’économie le restant de l’année, ne semble pas avoir franchi le palier nécessaire pour monter sur la plus haute marche. 3 Dennis Menchov, le russe de Rabobank, vainqueur de Tour d’Italie l’an dernier, semble arriver en forme pour le Tour, reste a gérer la cohabitation avec le favori des Néerlandais, Robert Gesink. |
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Ce Samedi 3 Juillet, le 