Geert Wilders PDF Imprimer Envoyer
Écrit par CrazyMarie   
Samedi, 27 Mars 2010 12:51

Geert Wilders a beaucoup fait parler de lui, surtout ces deux dernières années. Il est l'auteur d'un court-métrage vidéo, Fitna, très critique à l’égard du Coran,

Ce court-métrage a été diffusé pour la première fois le 27 mars 2008 sur liveleak.com (vecteur media comparable à YouTube) et se trouve encore facilement sur le net.

L’homme en question est un personnage incontournable de la politique nationale et européenne. Il est aux lèvres de tous, quand il est l’heure de débattre autour de ses idées, approuvées ou réprimées.


Geert Wilders, né en 1963, est un parlementaire néerlandais fondateur du Partij voor de Vrijheid ou PVV (Parti pour la liberté). Le programme de ce parti comprend des éléments nationalistes, conservateurs et libéraux. Les positions du parti sont comparées sur certains points, notamment sa fermeté en ce qui concerne l'immigration et la justice, à celle de la Lijst Pim Fortuyn (parti politique néerlandais de droite populiste créé par Pim Fortuyn en 2002, peu avant sa mort), mais le parti se définit davantage comme d'inspiration conservatrice et libérale.

 

Geert Wilders est membre de la Tweede Kamer (Deuxième Chambre des États-Généraux) depuis 1998, d'abord pour le VVD (Parti libéral) puis pour le Parti pour la liberté, qu'il a créé en 2006 après son départ du VVD. De 1990 à 1998, Geert Wilders est l'assistant parlementaire de Frits Bolkestein, homme politique néerlandais et ancien commissaire européen.

 

Depuis l'assassinat du réalisateur Théo Van Gogh (né en 1957 à La Haye et mort en novembre 2004 à Amsterdam – il a réalisé plus d’une vingtaine de films dont certains furent récompensés) par un islamiste extrémiste, Geert Wilders s'est distingué par ses prises de position contre l'islam, qu'il assimile à une « idéologie fasciste ».

 

Il déclare notamment : « Je n'ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l'idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s'assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste. ». Il critique tout particulièrement la place réservée aux femmes et aux homosexuels par l'islam, en dénonçant le sexisme de cette religion. Il souhaite interdire le Coran aux Pays-Bas (qu'il compare à Mein Kampf[1] d’Adolf Hitler) et stopper l'immigration des pays à majorité musulmane, voire permettre l'expulsion des personnes originaires de ces pays coupables de délit.

 

En 2007, il a proposé une motion au Parlement pour l’arrêt de l’immigration musulmane aux Pays-Bas. Celle-ci  a été refusée. Il a ensuite suggéré l’interdiction du coran et du port de la burqa et la fermeture des écoles musulmanes. Ses opinions peuvent se résumer à travers certains de ses propos : « Je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société, comme cette culture retardée. Les individus sont égaux ».

Geert Wilders rejette l’idée d’un Islam modéré, expliquant que plusieurs sourates (ensemble de versets/chapitres) du Coran “appellent les Musulmans à soumettre, poursuivre, tuer (les juifs, chrétiens, non-croyants), à violer les femmes et à imposer un Etat musulman”.

“J’en ai assez de l’Islam aux Pays-Bas : plus de nouveaux immigrants musulmans. J’en ai assez des prières à Allah et Mohammed aux Pays-Bas : plus de nouvelles mosquées. J’en ai assez du Coran aux Pays-Bas : interdisez ce livre fasciste”[2], demande le parlementaire. Au Parlement, dans un discours télévisé sur la chaine NOSdont la retransmission a été interrompue au bout de quelques minutes en raison de problèmes techniques toutefois réparés à la fin du discours — Geert Wilders a déclaré que les Pays-Bas étaient colonisés par des Marocains qui ne souhaitent pas s’intégrer.

Le gouvernement néerlandais a critiqué ces propos, estimant qu’ils étaient “offensants pour la grande majorité des Musulmans aux Pays-Bas”

Les mêmes discours reviennent, et tout récemment le 16 février dernier, ce sujet était à nouveau abordé dans un débat (à l’occasion des élections municipales) face à d’autres personnes du monde politique, comme Wouter Bos (Partij van de Arbeid - ministre des finances depuis 2007 et vice-ministre président)… 

 

En mai 2008, il s’immisce également dans les affaires belges. Il déclare alors que la Flandre devrait se séparer de la Belgique et être annexée aux Pays-Bas. Il propose même un référendum en Flandre et aux Pays-Bas pour sonder la population. Quelques mois plus tôt, un sondage auprès de ses électeurs avait démontré qu'une majorité d'entre eux étaient favorables à une fusion entre la Flandre et les Pays-Bas. D'après lui, la nouvelle union serait bonne pour l'économie des Pays-Bas. La même année, toujours égal à son personnage de controverse, il accuse Joanie de Rijcke, journaliste néerlando-belge (qui écrivait alors pour le magazine flamand P-Magazine), kidnappée et violée par des talibans en Afghanistan, de souffrir du syndrome de Stockholm car elle refusait de condamner l'islam.

 

Malgré son hostilité à l’égard de l’Union Européenne et de l’intégration récente de la Roumanie et la Bulgarie, il est élu député européen en juin 2009. Le parti remporte presque 17% des voix, offrant la deuxième position au PVV derrière Jan Peter Balkenende (ministre-président des Pays-Bas depuis juillet 2002 et membre du Christen-Democratisch Appèl (CDA), parti des chrétiens-démocrates), qui lui, totalisait à peine plus 20 % des suffrages. Geert Wilders a cependant annoncé qu'il ne siégerait pas au Parlement européen.

 

Wilders s'est rendu en Israël une quarantaine de fois au cours des 25 dernières années - et continue de s'y rendre après son élection au poste de député - où il y aurait rencontré Ariel Sharon à plusieurs reprises, ainsi qu'Ehud Olmert (homme politique israélien – il devient Premier ministre, en avril 2006, mais accusé de corruption, il démissionne et est remplacé par Benyamin Netanyahou en avril 2009)

Il semble en effet très attaché à Israël, il fait preuve de son soutien et fustige les pays qu'il perçoit comme hostiles envers ce territoire.

 

Geert Wilders est de tous les fronts, il est très présent, notamment à la télévision qui lui donne l’opportunité de s’exprimer sans censure, et surtout en ce moment puisque son procès est en cours. L’année dernière, il a été invité par plusieurs pays, à la suite du buzz Fitna, entre autres par le sénateur républicain de l’état de l’Iowa Jon Kyl afin de montrer les images du film à une chambre du sénat américain.

 

Les États-Unis avaient déjà un intérêt particulier pour le personnage. Fin janvier 2008, Geert Wilders a accordé une longue interview à la chaîne américaine Fox News dans laquelle il faisait part de ses observations et ses craintes concernant les Pays-Bas et de façon générale l’Europe face au danger de l’islamisation, et expliquait les motivations qui l’animaient pour réaliser le court-métrage événement « Fitna ».

La curiosité n’est pas partagée par les Anglais, dont les services des douanes ont arrêté Geert Wilders à son arrivée à l'aéroport londonien d'Heathrow en février 2009, puis renvoyé vers Amsterdam le même jour.

 

Coté vie privée, Geert Wilders vit à La Haye et depuis 2004, il est sous surveillance et protection policière continues, suite à ses déclarations concernant le Coran et ses discours envers la religion musulmane.

Geert est souvent comparé à Le Pen ou à Griffin (leader du Parti national britannique (BNP), parti d’extrême droite, et depuis 2009 député européen), cependant il n’approuve pas ces comparaisons et en explique les raisons :

« Je ne suis pas un extrémiste, et je n’ai rien à voir avec Le Pen. Je me bats juste pour la défense de ma culture, pour que les Pays-Bas ne deviennent pas un petit Maroc ou une petite Turquie, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour que la Charia n’y soit pas introduite, pour l’égalité des hommes et des femmes, des homosexuels et des hétérosexuels. Je ne fais pas de distinctions basées sur la couleur de la peau ou sur le sexe. Je ne veux par exemple avoir aucun contact avec le British National Party, ce sont véritablement des racistes. Cependant, je ne suis pas un relativiste en ce qui concerne la culture. Je pense que notre culture judéo-chrétienne est meilleure que l’islam. »

 

 

Tous les propos qu’il a pu émettre au cours de ces dernières années l’ont conduit à un procès qui est actuellement en cours, propos jugés racistes ou incitant à la discrimination raciale.

 

Sources : Wikipedia, Euronews.net, Ripostelaique.com, NOS.nl, Volkskrant.nl, Foxnews.com, nrc.nl

 

NB : le livre écrit par Joanie de Rijke et publié en 2009 s’intitule « In handen van Taliban », elle y raconte ses tristes souvenirs aux mains du Taliban



[1] « C’est une idéologie suprématiste, qui veut régir non seulement la vie de ses fidèles, mais aussi la société même. On devrait la comparer au stalinisme ou au fascisme, non au christianisme ou au bouddhisme. C’est pourquoi je compare le Coran à Mein Kampf, et je n’ai pas été le seul. Winston Churchill l’a fait dans un livre pour lequel il a reçu le prix Nobel en 1953. »

 

 

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