Nijmegen

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Histoire de la ville

Nijmegen est la seule ville des Pays-Bas à avoir été bâtie sur plusieurs collines, elle est la porte de la région des fleuves, grâce à sa situation sur le Waal (bras principal du Rhin). C’est cette situation stratégique qui fait que la ville a toujours été habitée. Nijmegen est en effet, avec Maastricht, la ville la plus ancienne des Pays-Bas, elle était habitée dès la moitié du 1er siècle avant JC par les Bataves qui fondèrent en 15 avant JC « Oppidum Batavorum » = la ville des Bataves. Ensuite des armées romaines s’imposèrent et cohabitèrent avec les Bataves pendant plus de 4 siècles jusqu’à la période des Francs. Nijmegen portait alors le nom de « Ulpia Noviomagus Batavorum  ». En 777, Charlemagne a séjourné à Nijmegen, son palais était situé dans l’actuel parc « Valkhof », il s’agissait de son lieu de villégiature le plus nordique. A la mort de Charlemagne, le Royaume Franc s’affaiblit et fut divisé en 3 parties ; les Pays-Bas entrèrent alors dans l’Empire Germanique. Au Moyen-Age, la ville a fortement grandi, la présence de la rivière étant un élément déterminant dans les échanges commerciaux. A cette époque, Nijmegen était « Numaga » En 1672, le ville fut prise par les Français conduits par Turenne, elle donna alors son nom aux 3 traités signés entre la France, les Provinces Unies, l’Espagne et l’Empire Germanique (« La paix de Nimègue »). Cette époque marquait l’apogée du règne de Louis XIV qui à l’issue d’une guerre contre les Provinces-Unies annexait à la France la Franche-Comté et une partie de la Flandre. Nijmegen au 20ème siècle : En février 1944, la ville fut bombardée par les Américains. Au moment de la bataille d’Arnhem, en septembre 1944, Nijmegen fut témoin de durs combats. Le pont sur le Waal, menacé de destruction par les Allemands, fut sauvé par un jeune habitant de la ville, Jan van Hoof. Un monument à l’entrée Sud du pont commémore la libération de la ville.

Se promener dans la ville

Grand-Place (Grote Markt)

Au centre de la place se trouve le Poids public (Waag), cet édifice fut bâti en 1612 dans le style Renaissance. Il présente une façade à perron où le rouge et le noir des volets et la teinte de la brique, d'un rouge sombre, se marient heureusement. Le rez-de-chaussée est occupé par un restaurant. A côté se trouve un ensemble de 4 maisons bâties au 17ème siècle. L’une d’elle, percée d’un passage voûté à pignon décoré (1605), conduit à l’église Saint-Etienne. La statue en bronze de Mariken van Nieumeghen se dresse sur la place : il s'agit de l'héroïne d'un drame religieux de la fin du 15ème s.

St-Stevenskerk (St-Etienne)

Cette église gothique du 13ème s., agrandie au 15ème s., est flanquée d'une tour carrée surmontée d'un clocheton octogonal à bulbe (1604) où se trouve un carillon (18ème s.). Elle renferme un beau mobilier, dont le tambour du bras droit du transept (1632), le banc des seigneurs (Renaissance), le banc des princes (18ème s.), la chaire Renaissance et l'orgue (18ème s.). Du sommet de la tour (183 marches !), beau panorama sur la ville et le Waal.

Stadhuis

Cet hôtel de ville des 16ème et 17ème s., partiellement détruit par les bombardements, a été restauré en 1953. Il est flanqué d'une tourelle à bulbe. L'extérieur est orné de statues sculptées par Albert Termote représentant des empereurs qui jouèrent un rôle important dans l'histoire de Nimègue. L'intérieur renferme de belles salles décorées à l'ancienne. D'autres salles, comme la Trêveszaal, sont ornées de tapisseries.

Commanderie van St-Jean

Cet édifice de brique des 15ème et 16ème s., restauré et dominant le Waal, est un ancien hôpital. Fondé au 12ème s. pour héberger les pèlerins se rendant en Terre sainte, celui-ci devint au 13ème s. possession de l'ordre des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem. Aujourd’hui il abrite la brasserie-musée « de Hemel » (le ciel).

Belvédère

Le belvédère est le nom donné à une tour de guet (1640) de l'ancienne enceinte, aujourd'hui aménagée en restaurant et dont la terrasse offre une belle vue sur le Waal.

Valkhof

Ce parc est aménagé sur l'emplacement d'une résidence construite par Charlemagne qui portait le nom de «tour du faucon» du fait que Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, y possédait un élevage de faucons pour la chasse. Le palais, reconstruit par l'empereur Frédéric Barberousse au 12ème s., a été détruit au 18ème s.

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